affaires : activités économiques et financières, intérêts matériels, occupations, gestion des biens.

cérébrales : privilégiant la réflexion.

des fois nous serons deux, des fois nous serons douze, je porterai un collier de perles et nous paierons chacun notre lunch. je publierai à la suite, séance tenante, le compte-rendu des apprentissages, au bénéfice de nos lecteurs.

les lieux de rencontres seront diffusés également sur la page facebook de séance tenante mtl une semaine à l'avance.

Tuesday, November 8, 2016

Séance tenante Taillefer

Je n'ai pas lunché avec Monsieur Taillefer, mais à l'invitation de l'alumni de HEC Montréal, je suis allée petit-déjeuner avec.

L'homme parle avec humour, conviction, confiance, de son parcours, interviewé par un efficace Jean-François Ouellet.  Vous connaissez sûrement Alexandre Taillefer; il faut avoir vécu dans une cave comme le précise l'animateur ce matin, pour ne pas connaître Alexandre et ses conquérants.  Je ne vous le présenterai donc pas.

Dans mon parcours actuel, je cherche à côtoyer et écouter le plus de points de vues possible sur l'économie actuelle, sur le milieu des affaires, les structures de marché, les rôles et responsabilités de toutes les parties prenantes de la société.  Dans ce contexte, une discussion avec M Taillefer est puissante.

Bien conscient de la place qu'il occupe dans l'opinion publique et de son pouvoir d'influence, il n'hésite pas à utiliser ses tribunes pour exprimer ses opinions, et c'est totalement légitime.  Je vous cite donc en vrac quelques idées qu'il a lancées, peu importe leur provenance originale.

- Il faut être naïf pour se lancer en affaires.  Plus les gens sont éduqués, plus ils sont conscients des risques et moins ils deviennent entrepreneurs;
- On devient aussi esclave de notre train de vie, du prêt auto et de l'hypothèque, ce qui fait l'affaire des employeurs grandes entreprises;
- En affaires, il faut aussi compter sur la chance;
- Des fois, la bonne idée n'est pas compliquée; on peut repositionner quelque chose qui a bien fonctionné;
- L'automobile personnelle est un facteur d'appauvrissement personnel et collectif important;
- Dans 10 ans, l'économie sera sociale ou ne sera pas.  Chacun de nous est politique et exerce un pouvoir; on vote avec notre portefeuille; on ne doit pas encourager de mauvaises entreprises;
- Avec les travailleurs autonomes, on a créé une autre classe de travailleurs, ceux dont on se déresponsabilise, dont on ne paye pas le filet social;
- Le succès d'une société devrait être mesuré au bonheur de ses citoyens.  Comme en témoigne le World Happiness Report, un des facteurs contribuant au bonheur est de participer activement à l'amélioration de la société, de s'impliquer ;
- Nous avons gagné la "loterie du canal déférent"; il faut en être conscient et redonner quand on le peut;
- L'éducation est le meilleur investissement dans une société ; il serait préférable d'investir des milliards dans l'éducation primaire et secondaire, que dans les routes; et l'éducation devrait être une charge étatique;
- Il faut modifier l'élitisme qui se crée dans le système d'éducation par la culture de la méritocratie, la pollinisation entre les gens de différents milieux et compétences est la plus grande richesse.

M Taillefer a également répondu à des questions relatives au salaire minimum, au revenu de base garanti, à l'intelligence artificielle, à ses opinions politiques, au lobby citoyen, aux élections présidentielles américaines - le mot "moron" à été prononcé - bref, il a couvert un spectre large d'idées avec une franchise et une intelligence émotionnelle remarquable.

Un homme que j'ai écouté avec un grand intérêt et qui a le loisir aujourd'hui d'exprimer et faire vivre ses idées, avec toujours autant d'audace qu'à ses 22 ans, et avec une fougue contagieuse.

Friday, November 4, 2016

RELÂCHE : du 7 novembre 2016 au 9 janvier 2017

Bonjour, il y aura relâche des rencontres Séances Tenantes du 7 novembre 2016 au 9 janvier 2017.

Si vous souhaitez discuter de certains thèmes rapidement, n'hésitez pas à me joindre et nous ferons une rencontre individuelle BrainDateen temps et lieu : info@moniquelo.com .

Certaines discussions se poursuivent également entretemps sur la page facebook de séance tenante mtl, et je vous invite à y participer.

Au plaisir de vous retrouver en 2017! 

Monday, October 31, 2016

compte-rendu #9 - séance tenante - démarrages

Endroit : Soupe Soup rue Crescent | terrasse : oui  | bruit : bruyant - très achalandé malgré la grandeur de la salle | wifi : oui
Mangé : soupe brosht, format moyen, grilled cheese, gâteau aux carottes et allongé : 25,58$ avant tip - 30$ total.
Invités : moi et moi, M.

Le sujet de discussion / réflexion est le démarrage d'entreprise.  Je vous invite à lire cette capture d'écran qui résume l'exposé de Joel Simkhai lors de la conférence C2 Montréal en mai 2016.


Je peux retracer dans le temps ce moment qui m'a rassurée quant au fait que je deviendrais travailleur autonome cette année.  Le paragraphe intitulé "Faites vite" a été des plus convaincants : je le retranscris au cas où vous ne puissiez le lire dans l'image : "Pas la peine d'attendre que votre solution soit complète avant de la lancer.  Sautez l'étape des conjectures et attendez que les utilisateurs vous expriment eux-mêmes leurs besoins.  Observez l'utilisation de votre produit dans le marché, puis perfectionnez-le.  Le coût de lancement de Grindr a été de 1000$."

Mieux vaut démarrer qu'attendre.  Si on offre des services et non des produits, le coût du démarrage n'est pas très significatif pour opérer.  L'ajustement important pour le salarié qui devient travailleur autonome est de couvrir son coût de vie et de l'ajuster.  À notre ère technologique qui facilite beaucoup les apprentissages - autodidactes grâce aux tutoriels et formations en lignes, collaboratifs et interdisciplinaires, etc. -, si vous ne lancez pas votre idée rapidement, quelqu'un d'autre le fera.

Quand je transpose les apprentissages de Simkhai à mon offre de services comptables, stratégiques et de gestion, je me présente avec transparence avec ce que je peux offrir et ce que je ne peux pas offrir; je fixe mes limites pour bien gérer les attentes de mes clients.  Je dois également recueillir leur opinion régulièrement pour réviser leurs besoins et adapter mon offre.

Ce n'est jamais très clair lorsqu'on décide de démarrer son entreprise, et je pense plutôt devenir une travailleuse autonome qu'une chef d'entreprise ayant une équipe à ma charge.  Ce mode de travail est de plus en plus répandu alors qu'une frange de la population souhaite des horaires plus souples que le traditionnel 9 à 5 et que la technologie permet les communications tant locales qu'internationales à toute heure du jour.  Cette souplesse est une des raisons principale qui me motive à devenir travailleur autonome.

Les professionnels nous avertissent de pièges à éviter.  Voici ce que nous conseille le site jecomprends.ca de la Banque Nationale :
- détacher l'entreprise de sa personne : ne pas prendre personnellement les refus et autres difficultés de l'entreprise;
- lorsque certaines idées ne fonctionnent pas comme prévu, passer à l'action et changer de stratégie;
- comptabiliser, prendre des notes sur ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas;
- gérer son temps : se consacrer à l'urgent et au prioritaire; oublier le reste;
- s'autoréguler : être discipliné pour travailler et comme moi, céduler des rencontres et activités à l'agenda; éviter l'isolement.

Le partage d'expérience est utile à l'étape du démarrage d'entreprise et de nombreux moyens existent pour échanger : les emplacements de co-travail (WeWork, Living Lab, etc.), les brain dates de E-180.  Ces partages peuvent confirmer ou infirmer notre démarche, et donner confiance et informations pour les prochaines étapes.

Et dans les cas où vous auriez tout à apprendre sur le démarrage de votre entreprise et souhaitez un apprentissage plus formalisé et structuré, le SAJE offre une formation exhaustive de 330 heures sur le lancement d'une entreprise, permettant notamment de rédiger votre plan d'affaires et dessiner votre modèle d'affaires.  C'est une ressource inestimable pour valider votre idée, et ce à peu de frais.

Monday, October 24, 2016

compte-rendu #8 - séance tenante

Endroit : Première Moisson (succ. Marché Jean-Talon) - la Crêperie du Marché étant fermée pour la saison | terrasse : non | bruit : acceptable | wifi : non
Mangé : trio de salades, soupe, pain muesli beurre : 11,78$ avant tip - 12,30$ en tout
Invités : moi et moi, M.

Seule, une rencontre avec moi-même me permet une réflexion hors du temps, hors des impératifs de la vie.  On n'a que peu le loisir de se sortir des impératifs du quotidien, que ce soit les activités professionnelles, personnelles ou familiales.

Toutefois, les échanges sont plus enrichissants, même si la réflexion d'une heure n'est jamais perdue.  J'ai ce midi constaté encore les enjeux vécus par l'entrepreneur Julien Brault dont le récit régulier de ses défis me fascine, alors que je me faisais un rappel des atouts d'un bon développeur des affaires à l'ère où la différenciation tient davantage à créer de la satisfaction auprès de nos clients.  Ces questions continuent à occuper les entreprises et seront toujours pertinentes.

Tel que recommandé par mon conjoint, je vais dorénavant structurer davantage les prochaines rencontres de façon à définir des sujets à discuter et optimiser le temps des gens qui souhaiteraient participer à la discussion en fonction de leur expérience et de leurs intérêts.  Ce ne sont pas les sujets qui manquent et vous trouverez à gauche de cette page le calendrier des prochaines rencontres et des thèmes que nous saurons approfondir ensemble.  Le meilleur moyen d'avoir une mise à jour sur la tenue des événements - lieux et heures - serait certainement de s'inscrire à la page facebook de Séance Tenante Mtl ici.

Au plaisir de vous retrouver bientôt.

Monday, October 17, 2016

Rendez-vous # 8 séance tenante

Crêperie du Marché
7070, Henri-Julien
kiosque CE16-CE17
Montréal (Québec)
H2S 2S3

514-238-0998

Métro Jean-Talon

Lundi 24 octobre 2016
de midi à treize heures

www.creperiedumarche.com


compte-rendu #7 - séance tenante

Endroit : Café les Oubliettes | terrasse : oui | bruit : très raisonnable | wifi : oui
Mangé duo tartine / soupe : tartine plus gravlax de saumon et soupe poireaux patates, thé : 13$ avant taxes et tip?  pas compris comment c'est annoncé, 15$ avant tip - 17$ en tout.
Invités : moi et moi, M.

Encore une fois seule, mais j'ai eu le réflexe d'amener mon laptop ce qui me permet de vous écrire en attendant que mon assiette arrive.

J'ai eu l'occasion de converser avec différentes personnes la semaine dernière, dont une qui devient travailleur autonome après une longue carrière en grande entreprise.  Elle sait exactement les services qu'elle veut offrir et à qui elle veut les offrir, notamment des PME qui ont besoin d'un coup de barre ou de conseils de temps à autres pour implanter des processus ou des stratégies dans son domaine.  En discutant, je comprenais qu'elle n'avait pas de réseau d'affaires en dehors de celui dans lequel elle a si longtemps pratiqué.  En fait, pour tout dire, on peut facilement travailler pour un employeur toute notre vie sans jamais développer de réseau en dehors de celui naturel de nos fonctions; c'est loin d'être nécessaire pour accomplir adéquatement nos tâches.

Je suis une fille de réseau, même si je déteste le terme "réseauter" et l'activité qu'on y associe : les déjeuners, les lunchs et les coquetels de réseautage me mortifient.  Je suis une fille de réseau parce que j'entretiens mes relations dans différentes sphères de la vie, ce qui me permet de connaître des gens qualifiés dans différentes industries, aux différents talents, aux différents réseaux.

Je recopiais la semaine dernière une citation vue sur une autre plateforme qui disait ceci : "The best ideas come from people who get out from behind their desks and chat directly with others, learn from them and build trust."  La photo de Richard Branson était en toile de fond de la citation mais je ne sais pas si elle est de son cru.  Toujours est-il qu'elle défend très bien ma démarche et celle prônée par E-180 qui est que chacun est autant un coach qu'un élève.  Bien sûr que parler aux autres nous donne de bonnes idées; comment arriver à assembler, avancer et conclure sans un souffle extérieur?  Il n'y a que les génies et les autodidactes qui évoluent en ermites.  Les bonnes idées viennent des échanges.  Et quand on échange, on donne, et forcément, on reçoit.

Le réseau donc.  Oui, assurément maintenir des liens avec tous les domaines.  On a le droit de les hiérarchiser.   Au risque d'avoir l'air opportuniste - personne ne parle de l'opportunisme, on préfère appeler cela de la stratégie - mais je privilégie dans l'ordre de temps à y consacrer, les contacts :
1) dans les domaines où j'ai du succès.  Je cultive toujours le succès et l'estime de moi; je pense que c'est essentiel quand on travaille à la pige.  En étant en contact avec des gens qui connaissent mes compétences, je me sens en confiance.  Ils sont également les plus prompts à me recommander car ce sont les personnes avec qui j'ai habituellement travaillé le plus longtemps et auprès de qui j'ai fait mes preuves;
2) dans les domaines qui m'intéressent.  Même en néophyte d'un nouveau domaine, je me présente en femme accomplie prête à relever de nouveaux défis.  Je n'hésiterais pas à manifester à un entrepreneur chevronné mon désir de collaborer avec lui.  Mais lorsqu'on veut pénétrer un domaine qu'on ne connaît pas et auprès duquel on n'a pas de contact, comment fait-on?  Simple : on investit.  On se paye une cotisation dans une association ou une autre, et on va à la rencontre des gens.  S'il le faut, on s'implique en faisant quelques heures de bénévolat par mois.  On se fait sa place.  Il n'y a rien de plus probants que travailler et témoigner de ses capacités; ça parle plus qu'un CV.  Et un jour, un tel contact ou un autre qu'on n'a pas croisé depuis deux décennies refait surface et s'adonne justement à être le contrôleur financier de l'entreprise que vous voulez servir.  Quoi de mieux que deux portes d'entrées plutôt qu'une?
3) dans tous les autres domaines : je me nourris des idées des gens de divers horizons.  Je suis une vampire des idées, des opinions.  Janette veut savoir.  Les horizons divers permettent de faire des analogies entre l'académique et le terrain, entre le sport et le développement, entre la compétition et la progression, entre la méditation et l'équilibre travail-famille.  Les horizons divers sont la richesse de la vie, et on ne devrait jamais les négliger.  Sans compter qu'en étant en contact avec des gens aussi bigarrés, on se place inévitablement un pied dans leur univers, on en sait toujours un peu plus.  Je vais dire une chose vulgairement pertinente : l'information, c'est le pouvoir.  Dans mon cas, plus d'information m'aide à comprendre, à appréhender le monde, à clarifier mes démarches, à améliorer mes services, ma personne, si ce n'est que cela.

J'ai aussi appris quelque chose jeudi en lunchant avec un bon ami de mon domaine.  En comprenant ce que je voulais offrir comme services à terme à mon compte, il m'a demandé si j'avais envie de travailler avec X en parlant de professionnels avec qui j'avais longtemps travaillé.  Ma première réponse a été non, enthousiasmée de découvrir de nouveaux domaines.  J'ai révisé ma réponse évidemment, je l'ai modulée en lui disant honnêtement que je n'y avais simplement pas réfléchi.  Vouloir de la nouveauté dans sa vie ne signifie pas qu'il faille jeter le bébé avec l'eau du bain.  Leçon no 1 : ne jamais répondre "non"; leçon no 2 : en cas de doute, se taire.  Ou réfléchir avant de répondre; leçon no 3 : dans le meilleur des cas, répondre "oui, mais";  leçon no 4 : ne jamais répondre "non".  À moins d'être convaincu que jusqu'à notre mort, ce sera non.  BTW : non et toutes ses variantes, incluant jamais.

Les séances tenantes sont nourries par les discussions.  La vie est rapide, on est plein de certitudes.  Et des fois on se trompe.  Et on se rattrape, on prend un autre tournant.  Mais jamais, on n'abandonne.  C'est bon de partager.  Je vous revois bientôt.

Citation du jour : "A friend suggested that I get a job at a children's book store so I could meet kids and read books, and that turned out to be the single best bit of advice I've ever gotten", Brian Selznick, auteur et illustrateur de livres pour enfants.

lunch automnal ensoleillé

Monday, October 10, 2016

Rendez-vous # 7 séance tenante

Café les Oubliettes
6201, rue St-Vallier
Montréal (Québec)
H2S 2P6

438-384-6688

Métro Rosemont ou Métro Beaubien

Lundi 17 octobre 2016
de midi à treize heures

https://www.facebook.com/cafelesoubliettes/